Le nuage vert est-il toxique ?
L’avènement des terminaux mobiles en passant par les tablettes force le développement rapide de services en ligne et donc l’utilisation du Cloud. Cependant, dans un rapport récent, Greenpeace sonne l’alarme et dévoile ses prévisions affirmant qu’entre 2007 et 2020, la consommation des Datacenters et des réseaux télécom pourrait être multipliée par trois. Que l’on parle de bureautique, d’industrie ou de jeux vidéo, le Cloud grandit et s’aventure dans tous les domaines. Mais une question, dont la réponse fut autrefois évidente apparaît : le Cloud est-il green ?
La théorie de la mutualisation green est bien belle mais s’avère aujourd’hui ne pas être totalement réelle… De nombreuses sociétés ont opté, ces dernières années, pour l’investissement dans leurs propres datacenters avec l’idée d’être plus green et de réduire les coûts. Mais cela est-il vrai ? Pour répondre à cela, il est nécessaire de prendre en compte de nombreux paramètres. Il faut savoir notamment que seulement 30 à 50% de l’énergie utilisée par un Datacenter sert effectivement aux serveurs donnant un PUE de 2,0. Le reste étant utilisé par le refroidissement, les sauvegardes, les disques clonés, et toutes les sécurités (qui sont au final rarement utilisées) entraînent un important gaspillage d’énergie. On voit donc émerger aujourd’hui de nouveaux Datacenters dit de 4ème (ou 3ème) génération qui réduisent leurs PUE. De plus, pour déterminer l’aspect green d’un Datacenter il faut prendre en prendre en compte tout les intervenants en partant du début de la chaîne. L’exemple le plus simple est celui de Facebook ouvrant un Datacenter alimenté par un fournisseur d’énergie utilisant des centrales au charbon.
Le Cloud est donc green sur le papier si l’on prend soin de tout maitriser du début à la fin. Il est nécessaire de lever le nez et de se poser beaucoup de questions pour voir son empreinte carbone réduite et pouvoir réellement parler de Cloud Green. En ce sens a été créé en 2008, le Uptime Institute, un organisme américain remettant chaque année des awards aux entreprises ayant les Datacenters les plus greens. 
Les idées sont bonnes et vont dans la bonne direction mais comme le soulève Greenpeace, le nombre de Datacenters est en perpétuelle augmentation et ceci ne va pas forcément dans le sens du climat.
Greens dans le principe, les Datacenters en pratique ne le sont pas totalement. D’une part à cause de leur multiplication importante mais également de par leur consommation d’électricité souvent insoupçonnée. La solution est donc d’opter pour des Datacenters dernières générations plus propres ayant un PUE s’approchant de 1 et de choisir la source d’électricité la plus green possible comme Google avec ses éoliennes.



A partir du moment où le « cloud » est composé d’ordinateurs et qu’il consomme des kWh, il ne peut pas être « vert » puisqu’il génère à la fois des déchets électroniques, des déchets radioactifs, et du CO2.
Par ailleurs, la principale pollution des datacenters n’est pas leur consommation électrique, mais plutôt la fabrication et la fin de vie du datacenter et des matériels informatiques qui le composent.
Si vous voulez en savoir plus : http://www.greenit.fr
C’est sûr que le cloud reste composé de machine qui consomment et polluent cependant il est bien important de prendre du recule et de comprendre qu’il ne s’impose pas forcément comme solution miracle.
Tout à fait d’accord avec toi Green IT, la fabrication et la fin de vie sont des paramètres que je n’ai pas mentionné mais qu’il est nécessaire de prendre en compte.